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الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .

- الحلية - النسخة الفرنسية للأديب الفرنسي / غي دو موباسان ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ LA PARURE de Guy de Maupassant (nouvelle parue dans le Gaulois le 17 février 1884)

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Monkol الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .



- الحلية -

النسخة الفرنسية
للأديب الفرنسي / غي دو موباسان

ـــــــــــــــــــــــــ ـــــــــــــــــــــــــ


LA PARURE de Guy de Maupassant



(nouvelle parue dans le Gaulois le 17 février 1884)

C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille
d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérance, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée,
épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère
de l'Instruction publique.
Elle fut simple ne pouvant être parée, mais malheureusement comme une déclassée, car les femmes
n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de
famille. Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit, sont leur seule hiérarchie,
et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames.
Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de
la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes.
Toutes ces choses,dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et
l'indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en elle des regrets
désolés et des rêves éperdus. Elle songeait aux antichambres muettes, capitonnées avec des tentures
orientales, éclairées par de hautes torchères de bronze, et aux deux grands valets en culotte courte qui
dorment dans les larges fauteuils, assoupis par la chaleur lourde du calorifère. Elle songeait aux grands
salons vêtus de soie ancienne, aux meubles fins portant des bibelots inestimables, et aux petits salons
coquets, parfumés, faits pour la causerie de cinq heures avec les amis les plus intimes, les hommes
connus et recherchés dont toutes les femmes envient et désirent l'attention.
Quand elle s'asseyait, pour dîner, devant la table ronde couverte d'une nappe de trois jours, en face de
son mari qui découvrait la soupière en déclarant d'un air enchanté : " Ah ! le bon potaufeu
! je ne sais
rien de meilleur que cela..." elle songeait aux dîners fins, aux argenteries reluisantes, aux tapisseries
peuplant les murailles de personnages anciens et d'oiseaux étranges au milieu d'une forêt de féerie ;
elle songeait aux plats exquis servis en des vaisselles merveilleuses, aux galanteries chuchotées et
écoutées avec un sourire de sphinx, tout en mangeant la chair rose d'une truite ou des ailes de
gélinotte.
Elle n'avait pas de toilettes, pas de bijoux,rien. Et elle n'aimait que cela ; elle se sentait faite pour cela.
Elle eût tant désiré plaire, être enviée, être séduisante et recherchée.
Elle avait une amie riche, une camarade de couvent qu'elle ne voulait plus aller voir, tant elle souffrait
en revenant. Et elle pleurait pendant des jours entiers, de chagrin, de regret, de désespoir et de
détresse.
Or, un soir, son mari rentra, l'air glorieux, et tenant à la main une large enveloppe.
"Tiens, ditil,
voici quelque chose pour toi."
Elle déchira vivement le papier et en tira une carte imprimée qui portait ces mots :
" Le ministre de l'Instruction publique et Mme Georges Ramponneau prient M. et Mme Loisel de leur
faire honneur de venir passer la soirée à l'hôtel du ministère, le lundi 18 janvier."
Au lieu d'être ravie, comme l'espérait son mari, elle jeta avec dépit l'invitation sur la table, murmurant :
« Que veuxtu
que je fasse de cela ? »
Mais,
ma chérie, je pensais que tu serais contente. Tu ne sors jamais, et c'est une occasion, cela, une
belle ! J'ai eu une peine infinie à l'obtenir. Tout le monde en veut ; c'est très recherché et on n'en donne
pas beaucoup aux employés. Tu verras là tout le monde officiel. "
Elle le regardait d'un oeil irrité, et elle déclara avec impatience : "Que veuxtu
que je me mette sur le
dos pour aller là ?"
Il n'y avait pas songé ; il balbutia : " Mais la robe avec laquelle tu vas au théâtre. Elle me semble très
bien, à moi..."
Il se tut, stupéfait, éperdu, en voyant que sa femme pleurait. Deux grosses larmes descendaient
lentement des coins des yeux vers les coins de la bouche ; il bégaya : "Qu'astu
? Qu'astu
?"
Mais, par un effort violent,elle avait dompté sa peine et elle répondit d'une voix calme en essuyant ses
joues humides : " Rien. Seulement je n'ai pas de toilette et par conséquent je ne peux aller à cette fête.
Donne ta carte à quelque collègue dont la femme sera mieux nippée que moi."
Il était désolé. Il reprit : " Voyons, Mathilde. Combien cela coûteraitil,
une toilette convenable, qui
pourrait te servir encore en d'autres occasions, quelque chose de très simple ?"
Elle réfléchit quelques secondes, établissant ses comptes et songeant aussi à la somme qu'elle pouvait
demander sans s'attirer un refus immédiat et une exclamation effarée du commis économe.
Enfin elle répondit en hésitant : " Je ne sais pas au juste, mais il me semble qu'avec quatre cents francs
je pourrais arriver."
Il avait un peu pâli,car il réservait juste cette somme pour acheter un fusil et s'offrir des parties de
chasse, l'été suivant, dans la plaine de Nanterre, avec quelques amis qui allaient tirer des alouettes,
par là, le dimanche.
Il dit cependant : "Soit. Je te donne quatre cents francs. Mais tâche d'avoir une belle robe."
Le jour de la fête approchait, et Mme Loisel semblait triste, inquiète, anxieuse. Sa toilette était prête
cependant. Son mari lui dit un soir : "Qu'astu
? Voyons, tu es toute drôle depuis trois jours."
Et elle répondit : "Cela m'ennuie de n'avoir pas un bijou, pas une pierre, rien à mettre sur moi. J'aurai
l'air misère comme tout. J'aimerais presque mieux ne pas aller à cette soirée."
Il reprit : "Tu mettras des fleurs naturelles. C'est très chic en cette saisonci.
Pour dix francs, tu auras
deux ou trois roses magnifiques. "
Elle n'était point convaincue.
"Non ... il n'y a rien de plus humiliant que d'avoir l'air pauvre au milieu de femmes riches."
Mais son mari s'écria : "Que tu es bête ! Va trouver ton amie Mme Forestier et demandelui
de te prêter
des bijoux. Tu es bien assez liée avec elle pour faire cela."
Elle poussa un cri de joie : "C'est vrai. Je n'y avais point pensé. "
Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse.
Mme Forestier alla vers son armoire à glace, prit un large coffret, l'apporta, l'ouvrit, et dit à Mme Loisel :
"Choisis, ma chère."
Elle vit d'abord des bracelets, puis un collier de perles, puis une croix vénitienne, or et pierreries, d'un
admirable travail. Elle essayait les parures devant la glace, hésitait, ne pouvait se décider à les quitter,
à les rendre. Elle demandait toujours :
"Tu n'as plus rien d'autre ?
Mais
si. Cherche. Je ne sais pas ce qui peut te plaire. "
Tout à coup elle découvrit, dans une boîte de satin noir, une superbe rivière de diamants; et son coeur
se mit à battre d'un désir immodéré. Ses mains tremblaient en la prenant. Elle l'attacha autour de sa
gorge, sur sa robe montante, et demeura en extase devant ellemême.
Puis, elle demanda, hésitante, pleine d'angoisse : "Peuxtu
me prêter cela, rien que cela ?
Mais
oui, certainement. "
Elle sauta au cou de son amie, l'embrassa avec emportement, puis s'enfuit avec son trésor.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse,
souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être
présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le ministre la remarqua.
Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le
triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous
ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et
si douce au coeur des femmes.
Elle partit vers quatre heures du matin. Son mari, depuis minuit, dormait dans un petit salon désert
avec trois autres messieurs dont les femmes s'amusaient beaucoup.
Il lui jeta sur les épaules les vêtements qu'il avait apportés pour la sortie, modestes vêtements de la vie
ordinaire, dont la pauvreté jurait avec l'élégance de la toilette de bal. Elle le sentit et voulut s'enfuir,
pour ne pas être remarquée par les autres femmes qui s'enveloppaient de riches fourrures.
Loisel la retenait : "Attends donc. Tu vas attraper froid dehors. Je vais appeler un fiacre."
Mais elle ne l'écoutait point et descendait rapidement l'escalier. Lorsqu'ils furent dans la rue, ils ne
trouvèrent pas de voiture ; et ils se mirent à chercher,criant après les cochers qu'ils voyaient passer de
loin.
Ils descendaient vers la Seine, désespérés, grelottants. Enfin ils trouvèrent sur le quai un de ces vieux
coupés noctambules qu'on ne voit dans Paris que la nuit venue, comme s'ils eussent été honteux de
leur misère pendant le jour.
Il les ramena jusqu'à leur porte, rue des Martyrs, et ils remontèrent tristement chez eux.
C'était fini, pour elle. Et il songeait, lui, qu'il lui faudrait être au Ministère à dix heures.
Elle ôta les vêtements dont elle s'était enveloppé les épaules, devant la glace, afin de se voir encore
une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri. Elle n'avait plus sa rivière autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda : " Qu'estce
que tu as ? "
Elle se tourna vers lui, affolée : "J'ai... j'ai... je n'ai plus la rivière de Mme Forestier. "
Il se dressa, éperdu : "Quoi !... comment!... Ce n'est pas possible!"
Et ils cherchèrent dans les plis de la robe, dans les plis du manteau, dans les poches, partout. Ils ne la
trouvèrent point.
Il demandait : " Tu es sûre que tu l'avais encore en quittant le bal ?
Oui,
je l'ai touchée dans le vestibule du ministère.
Mais,
si tu l'avais perdue dans la rue, nous l'aurions entendue tomber. Elle doit être dans le fiacre.
Oui.
C'est probable. Astu
pris le numéro ?
Non.
Et toi, tu ne l'as pas regardé ?
Non."
Ils se contemplaient atterrés. Enfin Loisel se rhabilla.
"Je vais, ditil,
refaire tout le trajet que nous avons fait à pied, pour voir si je ne la retrouverai pas. "
Et il sortit. Elle demeura en toilette de soirée, sans force pour se coucher, abattue sur une chaise, sans
feu, sans pensée.
Son mari rentra vers sept heures. Il n'avait rien trouvé.
Il se rendit à la préfecture de Police, aux journaux, pour faire promettre une récompense, aux
compagnies de petites voitures, partout enfin où un soupçon d'espoir le poussait.
Elle attendit tout le jour, dans le même état d'effarement devant cet affreux désastre.
Loisel revint le soir, avec la figure creusée, pâlie ; il n'avait rien découvert.
"Il faut, ditil,
écrire à ton amie que tu as brisé la fermeture de sa rivière et que tu la fais réparer. Cela
nous donnera le temps de nous retourner. "
Elle écrivit sous sa dictée.
Au bout d'une semaine, ils avaient perdu toute espérance.
Et Loisel, vieilli de cinq ans, déclara : " Il faut aviser à remplacer ce bijou."
Ils prirent, le lendemain, la boîte qui l'avait renfermé, et se rendirent chez le joaillier, dont le nom se
trouvait dedans. Il consulta ses livres : " Ce n'est pas moi, madame, qui ai vendu cette rivière ; j'ai dû
seulement fournir l'écrin."
Alors ils allèrent de bijoutier en bijoutier, cherchant une parure pareille à l'autre, consultant leurs
souvenirs, malades tous deux de chagrin et d'angoisse. Ils trouvèrent, dans une boutique du PalaisRoyal,
un chapelet de diamants qui leur parut entièrement semblable à celui qu'ils cherchaient. Il valait
quarante mille francs. On le leur laisserait à trentesix
mille.
Ils prièrent donc le joaillier de ne pas le vendre avant trois jours. Et ils firent condition qu'on le
reprendrait, pour trentequatre
mille francs, si le premier était retrouvé avant la fin de février.
Loisel possédait dixhuit
mille francs que lui avait laissés son père. Il emprunterait le reste.
Il emprunta, demandant mille francs à l'un, cinq cents à l'autre, cinq louis parci,
trois louis parlà.
Il fit
des billets, prit des engagements ruineux, eut affaire aux usuriers, à toutes les races de prêteurs. Il
compromit toute la fin de son existence, risqua sa signature sans savoir même s'il pourrait y faire
honneur, et, épouvanté par les angoisses de l'avenir, par la noire misère qui allait s'abattre sur lui, par
la perspective de toutes les privations physiques et de toutes les tortures morales, il alla chercher la
rivière nouvelle, en déposant sur le comptoir du marchand trentesix
mille francs.
Quand Mme Loisel reporta la parure à Mme Forestier, celleci
lui dit, d'un air froissé : "Tu aurais dû me
la rendre plus tôt, car, je pouvais en avoir besoin." Elle n'ouvrit pas l'écrin, ce que redoutait son amie. Si
elle s'était aperçue de la substitution, qu'auraitelle
pensé ? Ne l'auraitelle
pas prise pour une voleuse
?
Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Elle prit son parti, d'ailleurs, tout d'un coup,
héroïquement. Il fallait payer cette dette effroyable. Elle payerait. On renvoya la bonne ; on changea de
logement ; on loua sous les toits une mansarde.
Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle,
usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale,
les chemises et les torchons, qu'elle faisait sécher sur une corde ; elle descendit à la rue, chaque
matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme
du peuple, elle alla chez le fruitier, chez l'épicier, chez le boucher, le panier au bras, marchandant,
injuriée, défendant sou à sou son misérable argent. Il fallait chaque mois payer des billets, en
renouveler d'autres, obtenir du temps. Le mari travaillait,le soir,à mettre au net les comptes d'un
commerçant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page.
Et cette vie dura dix ans.
Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l'usure, et l'accumulation ses intérêts
superposés.
Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des
ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à
grande eau les planchers. Mais parfois, lorsque son mari était au bureau, elle s'asseyait auprès de la
fenêtre, et elle songeait à cette soirée d'autrefois, à ce bal, où elle avait été si belle et si fêtée.
Que seraitil
arrivé si elle n'avait point perdu cette parure?
Qui sait? qui sait? Comme la vie est singulière, changeante ! Comme il faut peu de chose pour vous
perdre ou vous sauver !
Or, un dimanche, comme elle était allée faire un tour aux ChampsÉlysées
pour se délasser des
besognes de la semaine, elle aperçut tout à coup une femme qui promenait un enfant.
C'était Mme Forestier, toujours jeune, toujours belle, toujours séduisante.
Mme Loisel se sentit émue. Allaitelle
lui parler ? Oui, certes. Et maintenant qu'elle avait payé, elle lui
dirait tout. Pourquoi pas ?
Elle s'approcha.
"Bonjour, Jeanne."
L'autre ne la reconnaissait point, s'étonnant d'être appelée ainsi familièrement par cette bourgeoise.
Elle balbutia :
"Mais... madame !... Je ne sais... Vous devez vous tromper.
Non.
Je suis Mathilde Loisel."
Son amie poussa un cri :
"Oh ! . . . ma pauvre Mathilde , comme tu es changée ! ...
Oui,
j'ai eu des jours bien durs, depuis que je ne t'ai vue ; et bien des misères... et cela à cause de toi
!...
De
moi... Comment ça ?
Tu
te rappelles bien cette rivière de diamants que tu m'as prêtée pour aller à la fête du ministère.
Oui.
Eh bien ?
Eh
bien, je l'ai perdue.
Comment
! puisque tu me l'as rapportée.
Je
t'en ai rapporté une autre toute pareille. Et voilà dix ans que nous la payons. Tu comprends que ça
n'était pas aisé pour nous, qui n'avions rien... Enfin c'est fini, et je suis rudement contente."
Mme Forestier s'était arrêtée.
" Tu dis que tu as acheté une rivière de diamants pour remplacer la mienne ?
Oui.
Tu ne t'en étais pas aperçue, hein? Elles étaient bien pareilles."
Et elle souriait d'une joie orgueilleuse et naïve.
Mme Forestier, fort émue, lui prit les deux mains.
" Oh ! ma pauvre Mathilde ! Mais la mienne était fausse. Elle valait
au plus cinq cents francs
!..."




رد مع اقتباس
قديم منذ /15-11-2011, 10:05 PM   #2
Gσldэи
افتراضي رد: الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .



النسخة العربية المترجمة لقصة " الحلية"
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الحلية قصة قصيرة.

ترجمة :أحمد الزيات

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كانت من أولئك الفتيات الأنيقات اللاتي يحسبن و لادتهن في أسرة من أسر الموظفين مصيبة ،لم يكن لديها صداق يحقق الزواج السعيد،ولا رجاء يضمن العيش الرغيد،ولا وسيلة تكشفها للناس فتعرف وتفهم وتحب وتتزوج من رجل غني ثري أمثل ؛فتركت قيادها للخط ، فزوجها بموظف ضعيف من موظفي وزارة المعارف العمومية.

كانت بسيطة الهندام ،لأنها لم تجد زينتها وكانت معذبة النفس لأنها لم تعايش طبقتها، والنساء ليس لهن طبقة و لا جنس،و إنما يقوم لهن الجمال والظرف والفتنة مقام الأصل والأسرة ،فلا ترى فيهن من تفاوت ، ولا تمايز، إلا بالرقة الفطرية، والأناقة الغريزية،والذهن المتصرف المرن فهي التي تجعل من سواسية بنات الشعب سيدات و عقائل.


كان الألم يلح عليها عنيفا كلما شعرت بأنها خلقت للنعيم والترف ،وهي إنما تعيش في هذا المسكن الحقير بين هذه الجدران العاطلة ،والمقاعد الحائلة،والقماش الزري . كانت هذه الأشياء التي لا تفطن إليها امرأة أخري في طبقتها تحرق نفسها بالألم , وتوقد صدرها بالغضب. وكان منظر الخادمة الصغيرة البريوتية التي تقوم على تدبير بيتها المتواضع و توقد في قلبها الحسرات اللاذعة والأحلام الحائرة. كانت تحلم بالأواوين الصامتة تدبجها الطنافس الشرقية, وتضيئها المصابيح البرونزية , وبالخادمين الفارهين في السراويل القصيرة,يرقدان في المقعد الوسيع .

وكانت تحلم بالبهو الفخم يغشية الديباج القديم , وبالأثاث الدقيق. يجمله الرياش الكريم , و بالصالون الأنيق العطر يجعل لأحاديث العصر مع أخص الأصدقاء وأنبه الكبراء , ممن تشتهي النساء استقبالهم.

ولما جلست إلى العشاء على المائدة المستديرة أمام زوجها , وقد رفع غطاء الحساء , وقال في وجه منبسط واهجة راضية :الله ! ما أطيب هذا اللحم ! إني لم أشتهي منه ولا ألذ , كانت هي تفكر في الأعشية الناعمة الجامعة و وفي الأدوات الفضية اللامعة ,
وفي نسائج الوشي تزين الجدار بصور الأعلام البارزة في التاريخ, والأطيار الغريبة في غابة. من غاب عبقر ! كانت تفكرفي الألوان الشهية تقدم في الصحاف العجيبة و وفي الملاطفات الغزلة الهامسة وهي تأكل لحم السمك المورد أو الدراج المسمن.

لم تكن تملك زينة ولا حلية ولا شيئا مما تتزين به المرأة ,وهي لا تريد إلا ذلك, و لا تظن نفسها خلقت لغير ذلك. وطالما ودت أن تكون موضع الإعجاب والغبطة , ومنتجع العيون والأفئدة.
وقد كان لها صديقة غنية من رفيقات الدراسة , فكانت تكره أن تزورها , لأن الألم الممض كان يرافقها وهي عائدة . وربما ظلت الأيام الطوال تسفح الدموع الغزار إجابة لدواعي الأسف واليأس والحزن.

ففي ذات مساء عاد زوجها وعلى وجهه سمة الجلال , وفي يده غلاف عريض فقال : خذي ! هاك شيئا لك. ثم فض الغلاف بقوة وأخرج منه بطاقة مطبوعة كُتب فيها :



وزير المعارف العمومية وعقيلته يرجوان السيد (لوازيل) وعقيلته أن يشرفاهما بحضور الحفلة الساهرة التي ستقام في ديوان الوزارة يوم الاثنين الثامن عشر من كانون الثاني .

ولكنها بدل أن تنبسط وتغتبط وتدهش كما كان يرجو زوجها رمت البطاقة على المائدة في غضب وسخط وهي تقول :

- ماذا تريد أن أصنع بهذه ؟
- و لكنني ظننت أنك تسرّين بهذا. إنك لا تخرجين أبدا , وهذه فرصة جميلة , حقا جميلة ! ولقد احتملت في سبيل الحصول على هذه البطاقة مالا تتصورين من الجهد والمشقة . كل الناس يرغبون فيها كل الرغبة , ويسعون لها كل السعي. وهم لا يعطون الموظفين منها إلا بقدر. سترين هناك العام الرسمي كله, فنظرت إليه نظرة الغضب , ثم انفجرت قائلة :

- ماذا تريد أن أضع علي جسمي هذه الحفلة ؟

لم يكن الزوج قد فكر في هذا, ولكنه أجاب في خفوت وغمغمة:

- عندك الثوب الذي تذهبين به إلي المسرح , إنه على ما أرى ملائم كل الملائمة …


ثم أخذته الدهشة والتوى عليه الكلام حين رأى زوجته تبكي وأبصر دمعتين غليظتين تنحدران من زاويتي عينيها إلى زاويتي فمها , وقال في تمتمة :

- ماذا بك ؟ ماذا بك ؟

فتحاملت على نفسها بالجهد العنيف , وأجابتة بصمت هادئ وهي تمسح الدمع على خديها:
- لا شئ غير أنني لا أملك ما أتزين به , ولذلك لا أستطيع الذهاب إلى الحفلة , فأعط هذه البطاقة زميلا من زملائك تكزن امرأته أحسن مني جهازا, وأتم أهبة. فابتأس الزوج وقال : لننظر في الأمر يا ماتيلدة ! كم تكلفنا الزينة البسيطة الملاءمة التي تغنيك في مثل هذه المناسبة؟ ففكرت بضع ثوان تحرر الحساب , وتتحرى المبلغ الذي إذا طلبتـْه لا يثير دهش الموظف الصغير , ولا يوجب رفض الزوج المقتصد, ثم أجابت جواب المتردد :
- لا أعرف ذلك على وحه الدقة, وأظن أربعمئة فرنك تبلغبي إلى هذه الغاية!

اصفر وجه الزوج قليلا, لأنه كان ادخر هذه المبلغ بتمامه ليشتري به بندقية يصطاد بها في الصيف مع بعض الاصدقاء في سهل (ننتير), ومع ذلك قال لامرأته:

ليكن! سأعطيك أربعمئة فرنك. فاجتهدي أن يكون لك منها ثوب جميل.

دنا يوم الحفل, وهيئت زينة السيدة لوازيل ,ولكنها لا تزال كما يظهر حزينة مهمومة قلقة. فقال لها زوجها ذات ليلية :

- ماذا تجدين؟ إنك منذ ثلاثة أيام في حال غريبة.

فأجابته : إني ليحزنني ألا تكون لي حلية. فلا أملك مما تتحلي به النساء شيئا من معدن أو حجر , وسأكون أسوأ من في الحفل زيا وهيئة , وأرى من الخير ألا أذهب في هذه الأمسية

فعقـّب علي قولها بقوله:

تتحلين بالزهور الطبيعية. ذلك أجمل شئ وأطرفه في هذا الفصل. وبعشرة فرنكات تبتاعين وردتين أو ثلاث من أندر أنواع الورد. فلم يند هذا الكلام على كبدها القريحة وقالت :كلاوفإن أشد الأشياء هوانا وضراعة أن نظهر في محضر الأغنياء بمظهر الفقراء.
ولكن زوجها صاح بها قائلا: ما أشد غباءك! اذهبي إلى صديقتك السيدة فورستييه فاستعيري منها بعض الحلي, فإن بينكما من قديم الصداقة ووثيق العلاقة ما يتسع لمثل ذلك, فصاحت صيحة فرح وقالت: هذا صحيح! ومن العجب أنه لم يجر عل بالي.

وفي صبيحة الغد ذهبت إلى صديقتها ,فقصت عليها ما همها وغمها. فلم تكد تسمع شكوتها حتى أسرعت الى خزانتها و فأخرجت منها صندوقا عريضا وفتحته, وقدمتة إلى السيدة لوازيل وهي تقولك اختاري يا عزيزتي.


فوقع بصرها أول ما وقع على الأساور , ثم على عقد من اللؤلؤ, ثم على صليب بندقي من الذهب قد رصعته بالحجارة يد صناع. فجربت على نفسها الحلي في المرآة , ثم أخذتها حيرة فلم تقطع العزم على ما تأخذ وما تدع و فقالت لصديقتها: ألم يعد لديكي شئ آخر؟
فأجابتها : بلى! ابحثي. فإني لا أعرف ماذا يعجبك؟ وعلى حين بغتة وجدت في علبة من الديباج الأسود قلادة فاخرة من الماس, فخفق قلبها خفوق الرغبة الملحة, ثم تناوالتها بيد مضطربة,
وتقلدتها على ثوبها المجهز فإذا هي على ما صُورت في الخيال وما قـُدرت في الأمل . فسألت صديقتها غي تردد وقلق: أتستطيعين أن تعيريني هذه القلادة! لا شئ إلا هذه القلادة و فأجابتها صديقتها: نعم ولا شك. فأهوت على نحرها تقبله في حمية وطرب, ثم ولت مسرعة بهذا الكنز.




أقيمت الحفلة الساهرة , ونجحت السيدة لوازيل , فكانت أكثر من حضرها من النساء رشاقة ولباقة وبهجة . تدفقت في السرور متأنقة متألقة , فاسترعت الأنظار, واستهوت القلوب , فتسابق الرجال خاصة موظفي مجلس الوزراء إالى السؤال عنها, والتعرف إليها ,والرقص معها.حتي الوزير نفسه ألقى إليها باله.
كانت ترقص في نشوة من الغبظة , وقد أمحى من ذهنها كل شئ, فلم تعد تفكر إلا في انتصار جمالها ,وفي مجد انتصارها, وفي ظل رقيق من ظلال السعادة بسطته عليها التحيات التي قدمت إليها , والإعجاب الذي انثال عليها, والرغبات التي تيقظت فيها, والفوز الكامل الذي يبهج بسحره فؤاد المرأة.

تركت الحفل زهاء الساعة الرابعة من الصباح, وكان زوجها منذ منتصف الليل قد غلبه النوم فأخذ مرقده في بهو صغير خلا من الناس هو وثلاثة من المدعوين كان نسؤهم لا يزلن يقصفن في نشاط ومرح. فلما همت هي وهو بالانصراف ألقى على كتفيها الثياب التي أعدها للخروج, وهي ثياب متواضعة مبتذلة تتنافر بحقارتها مع أناقة ما تلبس من زينة المرقص. وقد شعرت هي بذلك فأرادت أن تتسلل حتى لا يلمحها النساء الأخر وهن يرتدين معاطف الفراء الفاخر . غير أن زوجها اعتاقها قائلا: انتظري ,فقد يصيبك البرد, وسأطلب عربة . ولكنها تصامّت كلامه , وانحدرت مسرعة على السلم. فلما صارا في الشارع لم يجدا مركبة فمشيا, وكلما أبصرا على البعد حوذيا صاحا به , فلا يقف.

أخذا سبيلهما إلى(السين) هابطين قانطين يـُقرقِفان من البرد, فوجدا بعد لأي على رصيفه مركبة عتيقة من تلك المراكب التي تسير وهي نائمة, ثم لا ترى في باريس إلا تحت الليل كأنما تخزى أن تظهر مهانتها في وضح النهار.

ركباها إلى دارهما في شارع (الشهداء) ودخلاها حزينين

أما هي فلأنها تتحسر على انقضاء ما كانت فيه, أما هو فلأنه يتذكر أن من واجبه أن يكون في ديوان الوزارة الساعة العاشرة. نضت عن كتفيها أمام المراة الثياب التي تدثرت بها حتي تنظر إلي نفسها مرة أخيرة وهي في مجدها .

ولم تكد تجيل اللحظ في جيدها حتي صاحت صيحة منكرة ! إنها لم تجد على نحرها تلك القلادة!

فأقبل عليها زوجها في نصف ثيابه يسألها ماذا أصابها فالتفتت إليه هالعة تقول: أنا .. أنا .. لا أجد قلادة السيدة فورستييه! فانتفض قائما وقد هفا قلبه من الجزع.


- ماذا ؟ كيف ؟ لا يمكن أن يكون هذا!


و طفقا يبحثان في ثنايا الثوب ، وفي طوايا المعطف ، وفي جيوب هذا وذاك ، وفي كل مكان هنا وهناك ،فلم يجداها . فقال الزوج للزوجة : أأنت على يقين من ان القلادة كانت في عنقك ساعة تركت المرقص؟ فأجابته : نعم ، ولقد لمستها بيدي وأنا في دهليز الوزارة .فقال لها: ولكنك لو فقدتها ونحن في الشارع لكنا سمعنا وقعها حين سقطت , فلا بد أن تكون في المركبة . فقالت له:نعم . هذا جائز . فهل تذكر رقم المركبة ؟ فأجابها كلا , وأنت ألم تلحظيها؟ فأجابته كلا , فرنا إليها , ورنت إليه , وكلاهما لا يملك فؤاده من الجزع .

وأخيرا , مضى لوازيل فلبس ثيابه وقال : سأرجع في الطريق التي قطعناها على الأقدام فلعلي أجدها . ثم خرج وترك امرأته في ثياب السهرة , وقد استلقت من الخور علي أحد المقاعد , لا تشتهي النوم , ولا تطلب الدفء , ولا تملك الفكر . ثم عاد في الساعة السابعة دون ان يجد شيئا . وما لبث أن ارتد على دائرة الشرطة يسجل المفقود , ثم إلى إدارات الصحف يعلن المكافأة , ثم إلى شركة العربات الصغيرة ينشد المركبة , ثم إلى كل مكان يهديه إليه بصيص من الأمل .

وكانت هي تنتظر طول النهار على حالها الأليمة من الذهول والوله . وفي المساء عاد لوازيل ساهم الوجه , كاسف البال , لأنه لم يكتشف شيئا. ولما أعياه الأمر قال لزوجته : لا بد أن تكتبي إلى صديقتك تخبرينها أن مشبك القلادة انكسر , وأنك بسبيل تصليحه . ذلك يعطينا المهلة لنتخذ تدبيرا آخر . فكتبت ما أملاه عليها .

وفي آخر الأسبوع وقفت آمالها على شفا اليأس , فأعلن لوازيل أنه لا بد من وسيلة لشراء قلادة بدل القلادة.

وفي صباح الغد أخدا علبة الحلية , وذهبا بها إلى الجوهري الذي كتب اسمه عليها فسألاه عنها . فقال بعد أن رجع إلى سجلاته : لست أنا يا سيدتي الذي صنع القلادة , وإنما صنعت هذه العلبة فقط . فذهبا يضطربان في سوق الجواهر ينتقلان من صائغ إلى صائغ يسألان , ويبحثان وجدا آخر الأمر في دكان من الدكاكين قلادة من الماس تشبه في نظرهما القلادة المفقودة كل الشبه… كان ثمنها أربعين ألف فرنك , ولكن الجوهري رضي أن ينزل عنها بستة وثلاثين ألفا . فرجوا منه ألا يبيعها لأحد قبل ُثلاثة أيام , وشرطا عليه أن يعود فيشتريها منهما بأربعة وثلاثين ألف فرنك إذا هما وجدا القلادة الأولى آخر شباط .

كان لوازيل يملك ثمانية عشر ألف فرنك تركها له أبوه , فلا مناص من أن يقترض الباقي . اقترض ألفا من هذا و خمسمئة من ذاك , وخمس ليرات من هنا وثلاثا من هناك .

كتب على نفسه الصكوك المحرجة , وتردد على كل مراب , واختلف إلى كل مقرض .

عرض آخر عمرة للخطر , وغامر بإمضائه وهو لا يضمن الوفاء بما التزم . وفي حال يرجف لها القلب فرقا , مما يتجرعه من هموم المستقبل , وما يتوقعه من بؤس العيش , وما يخشاه من حرمان الجسم ولوعة القلب , ذهب يشتري القلادة الجديدة . وضع على منضدة الجوهري ستة وثلاثين ألف فرنك ؟

ولما أخذت السيدة فورستييه الحلية من السيدة لوازيل , قالت في هيئة من غاضبة ولهجة عاتبة : لقد كان ينبغي أن ترديها قبل ذلك , فقد كنت بحاجة إليها .
ثم رفعت العلبة من دون ان تفتحها , فكفت بذلك صديقتها ما كانت تخشاه . فلقد كانت تقول لنفسها : ماذا عسى أن تظن السيدة فورستييه إذا لحظت أن القلادة غير القلادة ؟ إلا تحسبني لصة ؟!





ذاقت السيدة لوازيل عيش المعوزين المر الخشن , وحملت نصيبها من ذلك دفعة واحدة في بسالة وقوة.

كان لا بد من قضاء هذا الدين الفادح وستقضيه . استغنت عن الخادم , وانتقلت من المنزل , واستأجرت غرفة على أحد السطوح , وزاولت الأعمال الغليظة في البيت و وباشرت الأمور البغيضة في المطبخ و فغسلت الأطباق وأتلفت أظافرها الوردية في صدأ القدور ودسم الأواني (وصبنت) القذر من الأبيضة والأقمصة والخرق ونشرتها على الحبل , ثم هبطت الشارع كل صباح لتصعد بالماء وتقف عند كل طبقة تتنفس الصعداء من التعب , ولبست لباس السوقة , واختلفت إلى الفاكهاني والبقال والجزار وعلى ذراعها السلة , فتساوم ,وتقاوم وتدفع الغبن عن كل (بارة) من نقودها القليلة . فإذا تصرّم الشهر وجب عليها أن توفي صكا , وتجدد صكا , وتطلب مهلة .

وكان الزوج في المساء يشتغل بتبييض الحساب لتاجر , وفي الليل بنسخ صور لبعض الأصول , كل صفحة بربع فرنك , ودأب الزوجان على هذه الحال عشرة سنين . وفي نهاية هذه المدة كانا قد أديا الدين كله بسعره الفاحش و وربحه المركب , وكانت السيدة لوازيل قد أخلقت جدتها و وبدت في رأسها رواعي المشيب . وكان من طول قيامها بشؤون المنزل أصبحت قوية غليظة جافية . لا تكاد تراها إلا شعثاء الشعر ,حمراء اليد , مقلوبة الثوب , ترفع صوتها في الكلام , وتغسل أرض الغرف بالماء الغمر , ولكنك تراها في بعض أوقاتها تجلس إلى النافذة حين يجلس زوجها إلى المكتب , فتفكر في تلك الأمسية الذاهبة في تلك الحفلة الساهرة التي كانت فيها مهوى القلوب , ومراد الأعين . ما الذي يحدث لو أن هذه الحلية لم تفقد؟ من يدري ؟ إن الحياة غريبة الأطوار سريعة التقلب ! وإن موتك أو حياتك قد يكونان رهنا بأحقر الأشياء !


وفي ذات أحد من الآحاد بينما كانت ماتيلدة ترفه عن نفسها عناء الأسبوع في رياض (الشانزليزيه) وقع بصرها فجأة على السيدة فورستييه ,ومعها طفل تنزهه وتروضه. وكانت لا تزال رفافة البشرة , رائقة الحسن ’ فتانة الملامح ,فاعتراها لدى مرآها اضطراب وقلق . أتذهب إليها فتكلمها! نعم! ولم لا ؟ لقد أدت الآن كل ما عليها , فلم لا تفضي بكل شئ إليها ؟

دنت السيدة لوازيل من صديقتها القديمة وقالت لها:
صباح الخير يا جان!

ولكن صديقتها أنكرتها , وأدهشها أن تسمع امرأة مع عرض الطريق بهذه الألفة , وتناديها من غير كلفة ,فقالت مغمغمة:
ولكن .. سيدتي … لا بد أن يكون الأمر قد اشتبه عليك . فقالت لها: كلا! أنا ماتيلدة لوازيل .

فصاحت السيدة صيحة الدهش , وقالت : أوه! صديقتي المسكينة ماتيلدة ! لشدة ما تغيرت بعدي !

فقالت: نعم! لقد كابدت برحاء الهموم عانيت بأساء منذ غبت عنك , وذلك كله بسببك .

- بسببي؟ وكيف ذلك؟
- إنك تذكرين ولا شك تلك القلادة الماسية التي أعرتني إياها يوم حفلة الوزارة.
- نعم , وبعد؟
- إنني أضعتها.
- وكيف أضعتها وقد رددتها إلي؟
- لقد رددت إليك قلادة أخرى تشبهها كل الشبه.

وها هي تلك عشرة أعوام قضيناها في أداء ثمنها . وليس ذلك باليسير علينا كما تعلمين, فاليد خالية, والمورد ناضب, والجهد قليل ,وقد انتهى الأمر والحمد لله , وأصبحت على هذه الشدة راضية مغتبطة , فقالت السيدة فورستييه في تؤدة وبطء:

- أتقولين إنك اشتريت قلادة من الماس بدل قلادتي؟

- نعم. ألم تلاحظي ذلك؟ هه ؟ إنها لا تختلف عنها في شئ .

وكانت شفتاها قد افترتا عن ابتسامة تنم على الكبر والسذاجة , ولكن السيدة فورستييه أخذت يديها في يديها , وقالت لها في لهجة الإشفاق والعجب :

- مسكينة يا صديقتي ماتيلدة !
إن قلادتي كانت كاذبة !

وما كان ثمنها يزيد عن خمسمئة فرنك !!


 
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التعديل الأخير تم بواسطة Gσldэи ; 19-01-2012 الساعة 02:26 AM

رد مع اقتباس
قديم منذ /15-12-2011, 02:54 PM   #3
Gσldэи
افتراضي رد: الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .



!!


قصـة رآآآآئعة



لا أريد أن أضع أي انطباع آخر
لكي لا أفسد عليكم متعة القراءة
..


 
مواضيعي

التعديل الأخير تم بواسطة Gσldэи ; 15-12-2011 الساعة 08:49 PM

رد مع اقتباس
قديم منذ /15-12-2011, 07:04 PM   #4
برق الظلام
افتراضي رد: الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .



الله يعافييك علىآ الطرح

لاهنت وربي يسسعدك

برق الظلآآم


 
مواضيعي


رد مع اقتباس
قديم منذ /19-12-2011, 12:35 PM   #5
ريـــووون
افتراضي رد: الـحـلـيـة : قصة قصيرة - غي دو موباسان .



- - -


مشششكووور كثير

لطرحك القصه بـ اللغتين ,,

ربي يجزآك خييير,,

تسسسلم يدك لـ طرحك الطيب ,,

ييـع‘ـطييـك ألفف ع‘ــآفيييه
يييـييـسسـســلْـممــووــو وــوو

تـح’ــيييـآتـي لـك

- - -


 
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